Dans le ciel ce soir, il y a des nuages épars.
Ils s’en vont au gré du vent et de ses écarts,
Ils valsent sans mélodie et sans chorégraphie,
Ils se promènent sans entrain et sans vie.
La lune, seule depuis la nuit des temps,
Me regarde avec tendresse et tristement,
Comme pour me dire qu’on ne s’y fait jamais.
Elle n’a pas grand éclat et semble malheureuse chaque mois de mai.
Je me suis tournée vers ma feuille blanche,
Et elle m’a lancé un sourire amer.
Comme pour me dire qu’elle comprend mon ressenti,
Comme pour s’excuser de ne pas pouvoir effacer mes traumatismes.
Au fond du tunnel, au sommet de la montagne et au creux des vallées,
Sa présence me fait avancer.
Il y a longtemps que ma main tient la sienne,
Il y a longtemps que la vie fait des siennes.
Ne te torture pas à essayer de suivre le fil de ce que tu lis,
Même moi j’ai arrêté de le chercher.
On fait comme on peut et vouloir n’est pas toujours pouvoir.
Si tu arrives cependant à trouver du sens par ici, c’est que tu es sacrément amoché.
Quoiqu’il en soit, bats toi.
Tu as déjà perdu assez pour renoncer maintenant.
Il ne faut pas que tu perdes doublement.
Si j’arrive encore à l’écrire ,bats toi.
Les maux font l’anémie,
Et mes mots sont ma thérapie.
Tu vois cet exutoire au loin ?
C’est là que partent tous les indicateurs en moins.
Essaie d’être heureux
Fais le pour toi,
Prends soin de toi,
Essaie d’être heureux.